Salut à tous, c’est Pauline, la dame derrière le festival.

 

Voilà, c’est bon, j’arrête de faire l’autruche. Faire comme si rien ne s’était passé, c’est plus simple mais ça ne répond pas aux questions. Je pense que c’est important pour vous qui soutenez le projet, venez aux évènements, dépensez vos sous pour que le festival continue d’exister et qui m’accordez votre confiance.

Si je devais faire un bilan de cette 2e édition, c’est qu’elle aura été difficile, de sa mise en place à ses dernières minutes. Je me répète pour certains, mais ce projet reste un quasi stand-alone, porté par des bras pas très musclés. Il me demande de faire énormément de concessions sur ma vie à côté. J’y mets mes tripes pour accomplir quelque chose de parfois trop grand pour moi, parfois trop timide par rapport à mes ambitions. Mais surtout quelque chose où la petite famille de la synthwave puisse se retrouver, se rencontrer, exister.

Question ventes cette année, c’est du mi-figue mi-raisin. Deux concerts à gérer avec à peine un mois d’intervalle, deux line-ups où quoi qu’on en dise étaient plus poussés et s’adressant à des connaisseurs de la scène… comparé à l’année dernière, nous n’avons rempli qu’à 50%. Beaucoup de gens ont écrit pour savoir pourquoi il n’y avait ni Perturbator, ni Carpenter Brut… parce que la première date Brut / Pert / Terminus, c’était pendant la 1e édition du Synthzilla : D Le festival n’est pas assez gros pour se permettre de faire revenir les mêmes artistes tous les ans. On verra quand on aura dépassé le Hellfest ; ) Je ne reste absolument pas fermée à l’idée de les faire revenir. Ce n’est un secret pour personne, je les adore.

Pour revenir sur les incidents techniques du 22/10 (pour rappel, le son coupait sans cesse) je ne vais accuser personne. Je n’ai pas eu le fin mot de l’histoire sur ces coupures de son intempestives. J’ai appris dimanche dernier que les coupures avaient été signalées dès les balances par certains artistes mais que tous n’avaient pas forcément rencontré le souci. On a accusé le matériel des artistes. On a accusé le fait de jouer trop fort. On nous a dit que la ville avait limité le débit électrique. Que peut-être la console de la régie avait un problème. Ou peut-être le réseau complet de la salle. J’ai déjà travaillé 2 fois avec le Jack Jack, sur la 1e édition du festival et sur une date de la tournée de Perturbator/Gost en mars 2016. Tout s’était déroulé parfaitement d’un point de vue technique ce qui m’avait amené à revenir dans cette salle à l’acoustique excellente et à l’accueil aux petits oignons. Le fait est qu’en investiguant un peu, le problème avait déjà été rencontré lors d’une soirée électro, l’Alien Ceremony II, le 15 octobre.

Il a été très difficile pour l’équipe d’encaisser ce défaut technique. Il a fallu gérer le stress des artistes, les mécontents de la salle, les mécontents sur Twitter… sans paniquer. Il a fallu encaisser l’annonce de ne pas pouvoir faire continuer Gost, qui sortait de quasiment 3 semaines de tournée et était épuisé. En tant que fan et amie de Gost, franchement ça m’a retourné les entrailles. Pour tout le travail que cette édition a été, ça m’a anéanti.

Actuellement, je ne peux qu’à nouveau vous présenter mes plus plates excuses pour le déroulement de cette soirée. « Shit happens » m’ont dit les artistes, mais il était important de vous donner mon ressenti.

Je tenais à remercier ceux qui sont resté-es jusqu’au bout, d’avoir eu une patience énorme, d’avoir toujours soutenu avec chaleur les artistes sur scène lors de ces difficultés, d’avoir été adorables et compréhensifs quand il a fallu évacuer la salle. Je ne pense pas que l’on puisse dire ça de tous les publics, mais vous avez été exemplaires.

Côté backstage, tous les artistes m’ont dit avoir apprécié se produire pendant cette édition, que l’accueil du public avait été énorme et que malgré tout, ils avaient tous passé une très bonne soirée. C’est à vous qu’on le doit.

Maintenant, il va falloir se remettre un peu de cet « échec ». Certains diront que j’exagère car globalement c’était cool, mais ne pas rentrer dans nos frais et aux vues du déroulé de la soirée, pour moi qui vise la perfection, je ne peux pas accepter ça. Le festival a vocation à évoluer, à aller plus loin et maintenant à aussi regagner votre confiance. En l’état, je n’ai pas « d’annonce » à vous faire, hormis que le festival ne se produira peut-être pas à Lyon pour sa troisième édition. Pas que je boude le public lyonnais, présent et fidèle (vous êtes des coeurs), mais parce que nous accueillons de plus en plus d’étrangers et qu’il va falloir trouver un lieu stratégique. Il est temps de grandir. Et je l’espère avec vous.

Encore merci pour votre gentillesse et votre compréhension. J’espère vous prouver avec la 3e édition que ce n’est pas un projet amateur et qu’il est là pour vous faire danser encore quelques temps.

J’aimerais aussi remercier Kevin, mon ancien associé pour son aide sur le festival. Il nous quitte pour se concentrer sur d’autres projets, et sera toujours le bienvenu dans nos petites réunions de bagarreurs.

 

Bisous,

 

Pauline

 

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